DevArt : l’alliance du code et de l’art

« Repousser les limites de la créativité et de la technologie », voilà l’ambition affichée du concours DevArt lancé par Google et le Barbican (centre d’art anglais). Pour cela, les développeurs sont invités à utiliser les langages de programmation à la place des tubes de gouache. La technologie devient alors la toile de fond de leurs créations.

Des artistes de renom sont déjà engagés dans le concours au titre de mentor et membre du jury, à l’instar de Zach Lieberman. Son projet ? Créer un clavier dont la note jouée allume une radio à travers le monde jouant la même note au même instant. Pour l’utilisateur final, la magie s’opère aléatoirement et peut l’amener à écouter un match de foot, comme une station de jazz. Sous cette poésie apparente se cache à l’abri des regards un traitement des données minutieux, complexe et volumineux.

Pour moi, la poésie c’est mettre les bons mots dans le bon ordre. (…) Or pour coder, on utilise un nombre de mots limité, qui sont spécifiques, afin de donner des ordres bien définis à l’ordinateur. Zach Lieberman

Parmi les autres mentors participant au concours, il y a les Barcelonais « Varvara et Mar » qui proposeront une interaction via la parole. Leur projet est tout autant poétique que celui de Zach. Ils proposeront aux visiteurs de révéler l’un de leur souhait, face à un mur. L’analyse de la parole et la traduction sentimentale des mots utilisés créeront alors un papillon. Puis ce dernier prendra son envol pour rejoindre les autres et construire un gigantesque mur à souhaits.

Derrière ce concours si poétique se cache tout de même le géant américain Google. Pour participer vous devrez donc utiliser « un mélange de technologies dont au moins une technologie Google ». Google est donc partout, même dans vos moments de poésie. Je me devais de le rappeler, car comme disait Klee : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible ».

Pour aller plus loin : Is computer programming art ? (comprendre Le développement informatique est-il de l’art ?). Cet article de 1998 aborde la question du sens artistique de la pure programmation informatique.

Image à la une issue du projet de Tyseer Mohamed.

Publié par

c_farrugia

Passionné par tout ce qu'Internet peut apporter aux institutions publiques et citoyens. Consultant secteur public chez @LeckoFR.

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