Le lent apprentissage de Twitter par la police

Cette après-midi, j’ai été frappé par un tweet rapidement effacé.
Je dirais même plus, par les termes employés.

Ce tweet ? Le voici :

Tweet effacé le 14/02/14
Paru sur un compte Twitter local de la police nationale, celui-ci est digne d’un compte d’adolescent pour ses fautes d’orthographe et sa tonalité. N’étant pas le garant du #codeTwitto, je ne dirai rien d’autre sur cet aspect (Poke la Police Nationale).

Puis vient le choix des mots.

Pourquoi citer les cambrioleurs comme étant des “kosovars” ? La nationalité des cambrioleurs revêt-elle un caractère important dans l’information ? Si les cambrioleurs étaient français, auraient-ils indiqués leur nationalité ?

Potentiellement conscients de leur erreur, ce tweet a été remplacé moins d’une heure après. Le rédacteur ayant pris le soin de retirer la nationalité.

Tweet remplacé au 14/04/14

A l’heure où la question est de savoir si les « mots » peuvent troubler l’ordre public (Cf. le cas de Dieudonné) et où la police effectue une expérimentation sur Twitter (Cf. la dépêche AFP) ; je pense qu’il est important de rappeler qu’être sur Twitter ne change rien à la vie réelle.

Faites un bon usage des mots que vous offre la langue française, et tournez 7 fois votre pouce avant de tweeter !

Image à la une de HeatherBuckley (cc by-nc-nd 2.0).

Publié par

c_farrugia

Passionné par tout ce qu'Internet peut apporter aux institutions publiques et citoyens. Consultant secteur public chez @LeckoFR.

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